L’insémination artificielle intraconjugale

L’insémination artificielle intraconjugale

Plusieurs techniques d’insémination artificielle forment ce que l’on appelle la procréation médicalement assistée ou PMA. Parmi ces techniques, on retrouve l’insémination artificielle intraconjugale avec un taux de réussite relativement prometteur. Détails.

Définition

Egalement appelée Insémination Artificielle Homologue (IAH) ou Insémination Artificielle du Conjoint (IAC), l’Insémination Artificielle Intraconjugale est une méthode de procréation médicalement assistée qui consiste à implanter dans l’utérus d’une femme les spermatozoïdes de son conjoint.
Cette technique est indiquée quand les spermatozoïdes de l’homme ne peuvent pas atteindre l’utérus, soit à cause d’une impuissance, soit à cause d’un sperme de mauvaise qualité. Mais, elle peut aussi être employée lorsque l’homme a fait une vasectomie et qu’il souhaite avoir un enfant. Dans ce cas, le conduit déférent est ponctionné afin d’obtenir du sperme. Bien souvent, la quantité du sperme obtenu via cette méthode est faible. D’où le recours à une fécondation in vitro.

L’insémination artificielle intraconjugale peut en outre être recourue en cas de pathologie urologique, comme l’hypospadie. Pour les hommes victimes d’éjaculation rétrograde, c’est-à-dire quand le sperme ne peut sortir, mais reste à l’intérieur de la vessie, une IAC peut aussi être programmée. Le sperme est obtenu par la centrifugation du liquide contenu dans la vessie. L’IAH peut également être envisagée quand un homme doit suivre des traitements contre le cancer tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Ces traitements peuvent altérer les cellules productrices des spermatozoïdes. Dans ce cas, le sperme est prélevé avant les traitements, puis congelé en attendant le jour de l’implantation.

Comment ça se passe ?

L’insémination artificielle intraconjugale comprend trois phases.
– La stimulation ovarienne :
Si la patiente n’a pas d’ovulation spontanée, une stimulation ovarienne est effectuée en administrant des hormones. Quand la taille et le nombre de follicules sont suffisants, on administre une autre hormone qui provoque l’ovulation. L’ovule est donc libéré. Un suivi est effectué à l’aide d’une échographie.
– La sélection et la préparation des spermatozoïdes :
En parallèle, le sperme du conjoint est préparé en laboratoire pour sélectionner les meilleurs spermatozoïdes. Il faut obtenir une concentration de spermatozoïdes suffisante.
– L’insémination :
Quand l’ovulation se produit, qu’elle soit stimulée ou spontanée, on injecte l’échantillon de spermatozoïdes dans la cavité utérine à l’aide d’une canule. C’est un procédé indolore et simple qui ressemble à un examen gynécologique.
Le taux de réussite d’une insémination artificielle intraconjugale est de 15 – 25% à la première tentative, 30 – 35% à la seconde tentative, 38 – 42% à la troisième tentative et 50 – 60% à la quatrième tentative.