Pourquoi les délais pour obtenir une PMA sont-ils parfois très longs ?

Pourquoi les délais pour obtenir une PMA sont-ils parfois très longs ?

La procréation médicalement assistée (PMA) est une solution pour de nombreux couples confrontés à des difficultés de fertilité. Cependant, il est souvent constaté que les délais pour accéder à ces traitements peuvent être excessivement longs. Cette situation soulève des questions importantes sur les facteurs qui contribuent à ces délais et les défis auxquels les patients sont confrontés. Explications

La demande croissante

L’une des principales raisons des délais prolongés pour obtenir une PMA est la demande croissante pour ces services. En effet, la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique, la procréation médicalement assistée a été élargi à toutes les femmes qui ont un projet parental, aux couples homosexuels comme aux célibataires. Les couples de femmes et les femmes seules représentent désormais 81% des dossiers de PMA. De plus, il est constaté des dons insuffisants pour faire face aux “tentatives en nette augmentation pour les PMA avec don de spermatozoïdes”. Enfin, malheureusement, cette forte demande dépasse souvent la capacité des cliniques et des centres spécialisés, entraînant des listes d’attente considérables.

Diminution des dons de Gamètes

La dernière révision de la loi bioéthique (L. n° 2021-1017, 2 août 2021) a instauré un droit d’accès aux origines afin de permettre aux personnes issues d’un don de connaître l’identité du donneur. La loi de bioéthique votée en 2021 permet d’apporter des réponses aux personnes nées d’un don de spermatozoïdes, d’ovocytes ou d’embryons et qui se posent des questions sur leurs origines. Ces personnes pourront, à leur majorité et si elles le souhaitent, demander à accéder à l’identité du donneur (le nom de naissance, les prénoms, le sexe, la date et le lieu de naissance) ainsi qu’à ses données non identifiantes (situation familiale et professionnelle, caractéristiques physiques, état général, pays de naissance, motivations du don). Pour respectivement 35 et 34 % des hommes âgés de 18 à 45 ans, le fait « que l’identité du donneur ou de la donneuse puisse être révélée à l’enfant à sa majorité » et « qu’une part de soi se retrouve dans la nature » constitue les principaux freins au don, selon un baromètre de l’Agence de biomédecine réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes.

La capacité limitée des centres de PMA

Les centres de procréation médicalement assistée ont des capacités limitées en termes de ressources humaines et matérielles. La haute spécialisation requise dans ce domaine et le besoin de technologies avancées rendent la mise en place et l’expansion de ces centres coûteuses et complexes. Par conséquent, les établissements existants peuvent être confrontés à des contraintes de capacité qui entraînent naturellement des retards dans les traitements.

Les examens préalables

Avant de commencer un traitement de PMA, les couples doivent souvent subir une série d’examens médicaux approfondis pour évaluer leur état de santé général et leur aptitude à suivre le traitement. Ces examens peuvent inclure des analyses sanguines, des échographies, des évaluations hormonales, etc. Cela prolonge donc les délais en fonction de la disponibilité des rendez-vous et des résultats.

Constat

Il faut près d’un an et demi en moyenne pour une première tentative avec don de spermatozoïdes, et 23, 8 mois pour un don d’ovocytes.